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TDAH : une nouvelle certification pour mieux accompagner enfants, adolescents et adultes

  • il y a 3 heures
  • 4 min de lecture

Une formation née de ma pratique en sophrologie

Au fil de mes accompagnements en sophrologie, j’ai reçu de nombreux enfants et adolescents présentant un TDAH, venus initialement consulter pour les conséquences que ce fonctionnement pouvait avoir sur leur quotidien.

Stress, anxiété face à l’école, difficultés de concentration, émotions intenses, manque de confiance en soi, fatigue, difficultés à s’organiser ou encore sentiment d’être constamment en décalage… Derrière la demande initiale de gestion du stress se cachait souvent une réalité beaucoup plus complexe.

J’ai rapidement constaté que les techniques de sophrologie pouvaient leur apporter des ressources intéressantes pour mieux gérer le stress, les émotions ou retrouver des moments de calme. Mais j’ai également ressenti le besoin d’aller plus loin dans la compréhension de leur fonctionnement.


Comment proposer des outils réellement adaptés lorsque l’attention fluctue ? Comment travailler sur l’organisation lorsque les fonctions exécutives sont mises à rude épreuve ? Comment accompagner un jeune qui sait parfaitement ce qu’il devrait faire, mais qui n’arrive pas toujours à passer à l’action ? Comment prendre en compte l’impulsivité, la motivation, la perception du temps ou encore la régulation émotionnelle ?

C’est à partir de ces rencontres et de ces questionnements que j’ai décidé de me former spécifiquement à l’accompagnement du TDAH.

Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir obtenu cette nouvelle certification, qui vient enrichir mes compétences en sophrologie et en coaching et me permet de proposer un accompagnement encore plus adapté aux personnes présentant un TDAH.


Le TDAH, bien plus qu’un problème d’attention

Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement.

Il peut se manifester différemment d’une personne à l’autre et ne se résume surtout pas à « être distrait » ou « ne pas tenir en place ».

Selon les personnes, le TDAH peut notamment avoir des répercussions sur :

  • l’attention et la concentration ;

  • la mémoire de travail ;

  • l’organisation et la planification ;

  • la gestion du temps et des priorités ;

  • le démarrage ou l’achèvement d’une tâche ;

  • l’impulsivité ;

  • la régulation des émotions ;

  • la motivation ;

  • la vie scolaire, professionnelle ou familiale.

Pour un enfant ou un adolescent, ces difficultés peuvent progressivement devenir une importante source de stress.

Il peut savoir sa leçon mais perdre ses moyens lors d’une évaluation. Remettre ses devoirs au dernier moment alors qu’il avait réellement l’intention de les faire. Oublier régulièrement ses affaires. Avoir du mal à rester concentré malgré ses efforts. Réagir très fortement à une remarque ou à une frustration…

Et lorsque ces situations se répètent, elles peuvent aussi fragiliser la confiance en soi.

« Je n’y arriverai jamais. »« Je suis nul. »« Pourquoi les autres y arrivent et pas moi ? »

Comprendre le fonctionnement du TDAH permet alors de porter un autre regard sur ces difficultés et, surtout, de chercher des stratégies plus adaptées.


Ne pas demander davantage d’efforts, mais trouver d’autres stratégies

C’est probablement l’un des aspects qui me semble les plus importants dans l’accompagnement.

Une personne présentant un TDAH n’a pas forcément besoin qu’on lui répète davantage ce qu’elle « devrait » faire. Elle a souvent besoin de comprendre comment faire autrement.

L’accompagnement peut ainsi permettre d’identifier les situations qui posent problème et de construire progressivement des stratégies concrètes et personnalisées.

Selon les besoins, nous pouvons par exemple travailler sur l’organisation, la gestion du temps, la mise en route d’une tâche, la concentration, la gestion du stress, les émotions ou encore la confiance en soi.

L’objectif n’est donc pas de chercher à faire entrer la personne dans un fonctionnement qui ne lui correspond pas, mais de l’aider à mieux comprendre son propre mode de fonctionnement et à trouver les outils qui lui conviennent réellement.



Sophrologie et coaching : deux approches complémentaires

Cette spécialisation vient naturellement compléter les outils que j’utilise déjà dans mes accompagnements.

La sophrologie peut notamment aider à travailler sur le stress, la détente, la conscience corporelle, la respiration, les émotions ou la préparation à certaines situations comme un examen, une prise de parole ou un événement générateur d’anxiété.

Le coaching permet davantage de travailler sur les stratégies du quotidien : organisation, objectifs, motivation, planification, autonomie, identification des ressources et recherche de solutions concrètes.

À cela s’ajoute désormais une meilleure connaissance des spécificités du TDAH, afin d’adapter les outils proposés plutôt que d’appliquer une méthode identique à chacun.


Valoriser aussi les ressources

Accompagner le TDAH, ce n’est pas uniquement parler des difficultés.

C’est aussi aider la personne à porter un regard différent sur elle-même et à identifier ses propres ressources.

Créativité, curiosité, enthousiasme, spontanéité, capacité à s’investir intensément dans certains centres d’intérêt… chaque personne possède ses propres forces.

L’enjeu est de pouvoir s’appuyer sur celles-ci tout en développant des stratégies pour les situations qui restent plus difficiles.

Pour les enfants et les adolescents en particulier, ce changement de regard peut être essentiel : comprendre que l’on fonctionne différemment ne signifie pas que l’on est moins capable.


Et pour les adultes ?

Si ma décision de suivre cette formation est née en grande partie de mes accompagnements auprès des enfants et des adolescents, cette nouvelle compétence me permet également d’accompagner les adultes présentant un TDAH.

Chez l’adulte, les difficultés peuvent prendre d’autres formes : surcharge mentale, procrastination, difficulté à hiérarchiser les priorités, désorganisation, gestion compliquée du temps, difficulté à poser des limites, stress professionnel ou sentiment d’être constamment débordé.

Là encore, l’objectif est de mieux comprendre son fonctionnement afin de mettre en place des stratégies réalistes et adaptées à son quotidien.


Un accompagnement qui s’inscrit dans une prise en charge globale

L’accompagnement en sophrologie ou en coaching ne permet pas de poser un diagnostic de TDAH et ne se substitue pas à un suivi médical, psychologique ou à tout autre accompagnement recommandé par les professionnels de santé.

Il peut en revanche intervenir en complément, notamment pour travailler sur le vécu quotidien, le stress, les émotions, l’organisation, les stratégies d’adaptation, l’autonomie ou la confiance en soi.

Cette nouvelle certification représente donc pour moi bien plus qu’une compétence supplémentaire.

Elle est la continuité logique de ce que j’observe depuis plusieurs années dans ma pratique : derrière une demande concernant le stress, la concentration ou la confiance en soi, il est essentiel de chercher à comprendre comment la personne fonctionne réellement.


Parce qu’un outil n’est véritablement utile que lorsqu’il est adapté à la personne qui va l’utiliser.

Et c’est précisément le sens que je souhaite donner à mes accompagnements : comprendre, adapter, expérimenter et permettre à chacun de trouver ses propres clés pour avancer plus sereinement au quotidien.

 
 
 
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